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Παρασκευή, 26 Οκτωβρίου 2012

[FR] DES MURS ET DES HOMMES - 2/3 - Union Européenne, jamais sans ses murs

ECOUTEZ TOUTE L'EMISSION PAR ICI

Lorsque l’on pense aux murs-frontières et à l’Europe, on pense forcément à ce « rideau de fer » qui a divisé l’Europe pendant la guerre froide.
Pourtant, l’Europe des murs n’a pas disparue : loin s’en faut ! Pour le voir nous irons du côté des enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla et à la frontière entre la Grèce et la Turquie, le point de passage de près de 90% de l’immigration clandestine qui entre en UE.
Et pourtant, s’ils sont loin d’avoir démontré leur capacité à contenir les flux de migrants ; leur pouvoir symbolique est très fort. « Ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée » écrivait la philosophe américaine Wendy Brown dans son ouvrages « Murs » (2009, les prairies ordinaires).

ΜΕΣΑ ΚΑΙ ΕΞΩ ΑΠΟ ΤΟΝ ΦΡΑΧΤΗ


ΑΠΟ ΤΟΝ ΓΙΩΡΓΟ ΝΟΥΣΗ

ΗΠΑ, Μεξικό, Θέουτα, Μελίγια ,φράχτες, συρματοπλέγματα χιλιομέτρων, με ή χωρίς κάμερες (ανάλογα με τις οικονομικές δυνατότητες κάθε χώρας), συνοριοφύλακες, περιπολίες… είναι η λύση του Δυτικού, Ευρωπαϊκού και όχι μόνο, κόσμου για ένα θέμα κοινωνικό, το οποίο σχετίζεται ιστορικά με τη γέννηση των εθνικών κρατών (η οποία οδήγησε στην χάραξη εθνικών συνόρων και συνεπώς στην φύλαξή τους), καθώς και με την στάση του Δυτικού ανεπτυγμένου κόσμου απέναντι σε χώρες του λεγόμενου «τρίτου κόσμου». Σ’ αυτό το σημείο να επισημάνω ότι, θεωρώ προτιμότερη τη χρησιμοποίηση του γεωγραφικού προσδιορισμού «τρι-ηπειρωτικός», όπως αναφέρει και ο Robert J.C.Young στο βιβλίο του «Μεταποικιακή θεωρία – Μια ιστορική εισαγωγή» αντί του αρνητικού χαρακτήρα που εμπεριέχει ο όρος «τρίτος κόσμος.» [1]

[EN] WALLS OF SHAME


New report by Pro Asyl

Obviously, Europe’s main concern is the creation of »walls« in order to hinder or to prevent the access to its territory. Physical walls like the fence, the moat and border controls in Evros but also invisible walls that are constituted by the lack of protection to those in need, rights denials, systematic detention, detention and living conditions violating human dignity, Readmission Agreements and the Dublin II Regulation. The effects of these heightening walls have their most tragic face in the many lost and dead at border. This is why we chose to speak about walls of shame in this report.
Walls of Shame (download report in English)

http://infomobile.w2eu.net/2012/04/12/walls-of-shame/

[EN] EVROS: A SWEET SPOT FOR ILLEGAL IMMIGRANTS TO EUROPE


By Giampaolo Musumeci, Parallelzero

The latest gateway to Europe for illegal immigrants is called Evros, a border area between Turkey and Greece and also the name of a river, which is crossed every year by around 55,000 people. Despite the accurate patrolling system and a proposed 12km long fence, the border is still far from secure and can be crossed easily with a little help from traffickers – or even the Turkish police.
The banks of the Evros River, at the border between Greece and Turkey. It is dawn, and the call to prayer of the muezzin rings out in the distance. The area here is militarised and access is prohibited. Turkey is just a few dozen metres away. The temperature is around zero degrees.

Πέμπτη, 4 Οκτωβρίου 2012

[FR] LE MUR CONTRE LES CLANDESTINS EST INDISPENSABLE


Athènes s'apprête à ériger une clôture pour endiguer l'afflux d'immigrés qui entrent en Europe via la Turquie. Les critiques que suscite ce projet, notamment à Bruxelles, sont "hypocrites", estiment les autorités grecques.

Lia Neafyge, Stelios Vradelis 

Quand Christos Papoutsis, le ministre de la Protection du citoyen [chargé de l’immigration], parle de l’hypocrisie de ceux qui critiquent son projet de clôture, il veut mettre l’accent sur les réalités de l’immigration clandestine. Près de 300 personnes tentent de passer chaque jour la frontière à cet endroit précis, là où le fleuve Evros fait un crochet par le territoire turc et ne joue plus son rôle de frontière naturelle entre les deux pays. L’arrivée de clandestins depuis la Turquie a par ailleurs augmenté de 372 % en un an, surtout dans le nord-est du pays, alors que l’arrivée par les îles a diminué de 70 % à 75 %. La présence des agents de la police européenne aux frontières, Frontex, a été concluante dans les îles et a commencé à porter ses fruits dans le nord, après deux mois de présence. Mais, selon le gouvernement, la présence d’un mur de barbelés équipé de caméras thermiques et de capteurs de présence sera encore plus dissuasive pour les passeurs.

[FR] L’IMMIGRATION, L’AUTRE FARDEAU DE LA GRECE


Mathieu Martiniere et Emilien Urbano

Piégée entre une Turquie laxiste et le renforcement des frontières en Europe, la Grèce est devenue un véritable Etat-tampon pour les immigrés du monde entier qu'Athènes doit assumer seule, et en pleine récession.


 

- Les barbelés entre la Grèce et la Turquie, près d'Orestiada, en février 2012. REUTERS/Vassilis Ververidis/Motion Team





12,5 kilomètres de barbelés, 3 mètres de hauteur, 25 caméras thermiques. Comme entre les Etats-Unis et le Mexique, le gouvernement grec tient sa solution pour bloquer l’afflux d’immigrés clandestins à sa frontière avec la Turquie. Un mur, acté début 2011, inauguré en février 2012, et dont les travaux de terrassement ont commencé début mai. Un chantier de 3 millions d’euros, entièrement assumé par le gouvernement grec, que l’Union européenne a refusé de financer, malgré le soutien de la France de Nicolas Sarkozy.
«Ce mur ne fera que repousser le problème. Les migrants passeront par le fleuve Evros», résume, amer, un policier grec aux frontières. Décrié par l’Europe, jugé inefficace par les observateurs et les habitants, car couvrant uniquement une petite partie terrestre de 200 kilomètres de frontière fluviale, le mur pourrait ne jamais être achevé. Comme le symbole d’une impasse, de l’impuissance d’une Grèce sans moyens, isolée, obligée de réguler la quasi-totalité de l’immigration européenne, en pleine crise économique.